Le marché est ouvert les vendredi, samedi et dimanche depuis fin octobre. Seuls, trois membres du GDA sont présents pendant ces trois jours, ce qui permet aux adhérents de n'effectuer qu'une permanence par mois, et répond à leur besoin d'avoir du temps libre. "Le projet a mijoté pendant trois ans. Puis, au fil de rencontres, ceux qui se sont trouvé des affinités dans la façon de produire et de vivre notre métier, ont poussé la démarche plus loin", dit Bruno Gabelier, fromager, l'initiateur du projet.
Le but du marché est de "se différencier des autres productions, de s'éloigner des grossistes". "Nous sommes tous de petits producteurs et en créant cette dynamique nous voulons défendre ensemble la qualité de nos produits et établir un lieu d'échange avec les consommateurs", ajoute M. Gabelier. "Ici, il y a des produits bio et des produits non bio. Mais, on travaille tous dans le respect de la nature, et notre production est 100% paysanne", souligne-t-il.
Pour qu'il n'y ait pas le moindre doute, le marché, installé dans un local fourni gracieusement par la municipalité du Rouret, a été baptisé "Le marché de nos collines". Le maire, Gérald Lombardo, l'a qualifié de "progrès qui redonne l'espoir aux hommes et aux femmes du terroir". "Chaque produit bénéficie d'une fiche de présentation indiquant son origine, son mode de production et chaque paysan organise des journées portes ouvertes chez lui", affirme Ludivine Gengembre, exploitante agricole à Châteauneuf.
Le marché regroupe quatre maraîchers, deux oléiculteurs, deux producteurs de volaille, trois de viande, un apiculteur, un fromager, un confiseur, une fleuriste, etc. "Nous jouons à la marchande puisque nous sommes amenés à vendre les produits des autres. Mais le temps économisé nous permet de rester plus longtemps sur nos terres, d'y effectuer plus de plantations, de les diversifier", souligne Florence Coche, productrice de bonbons aux fleurs à Tourettes-sur-Loup.
"On était aussi, dans l'ensemble, fatigué de courir plusieurs fois par semaine d'un village à l'autre pour vendre notre production artisanale", ajoute Bruno Gabelier. 20% du prix de vente sont restitués au GDA pour le remboursement des emprunts contractés en commun. Pour adhérer au GDA, la part sociale a été fixée à 400 euros.
"Nous démarrons à vingt mais cela va augmenter car nous offrons des perspectives de commercialisation aux agriculteurs qui s'installent. Il faudra, dès lors, veiller à ne pas perdre son âme", conclut Bruno Gabelier. |
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