Merial, filiale commune du franco-allemand Aventis et de l'américain Merck, est intervenu pour éviter "l'amalgame" entre le Frontline et les produits insecticides à base de Fipronil que le ministère français de l'Agriculture a décidé lundi de retirer du marché, car ils sont soupçonnés d'être toxiques pour les abeilles. Mais M. Gaymard a aussi annoncé qu'il demanderait un nouvel avis de l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) sur la question de la nocivité pour l'homme des produits au Fipronil.
Il s'agit ainsi de "lever les incertitudes liés à certains avis d'experts" contradictoires, en précisant que cette mesure concerne aussi les produits vétérinaires à base de Fipronil, c'est à dire le Frontline, pratiquement seul dans cette catégorie. Dans son courrier, dont l'AFP a obtenu une copie, Merial souligne que dans le cadre de la procédure d'homologation du Frontline en France et dans de très nombreux autres pays, le Fipronil a déjà été déclaré inoffensif pour les hommes comme pour les chiens et les chats, tant par l'AFSSA que par les autorités réglementaires européennes, japonaises, américaines...
Le Fipronil est l'anti-parasitaire externe (produit contre les puces, les tiques, appliqué extérieurement) le plus vendu au monde. Depuis son lancement il y a 10 ans, il a été homologué dans 120 pays et vendu à plus de 500 millions de doses. En France, il détient 80% du marché des anti-parasitaires externes, a expliqué à l'AFP Bertrand Priou, directeur d'Agecom, l'un des premiers commercialisateurs du Frontline auprès des animaleries et des jardineries en France.
M. Priou a souligné que de nombreux clients (qui sont les animaleries, les pharmacies ou les vétérinaires) l'avaient appelé, inquiets des mesures prises contre les insecticides au Fipronil. Le dossier a également été examiné par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), selon Merial.
"Toutes les études officielles ainsi que les données de pharmaco-vigilance ont confirmé l'innocuité du Fipronil et du Frontline pour l'homme, le chien et le chat dans le cadre d'une utilisation conforme au mode d'emploi", écrit Merial. Le Frontline, l'un des rares antiparasitaires disponibles en libre-service dans les animaleries, risque d'être désormais vendu exclusivement par les vétérinaires, en vertu d'un article de loi voté il y a quelques jours, a par ailleurs averti M. Priou. |
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