"Au final, il n'a pas été possible de trouver un terrain d'entente, principalement sur les questions des temps de transport et des périodes de repos", a déclaré à la presse le ministre irlandais Joe Walsh, au terme de longues heures de vaines négociations pour rapprocher les positions.
"Une écrasante majorité avait le sentiment qu'il n'était pas possible de combler le fossé. J'ai donc abandonné le dossier pour une prochaine fois", a ajouté M. Walsh, visiblement dépité et fatigué, en regrettant l'absence de progrès malgré la "bonne volonté" des participants.
"Honnêtement, je ne pense pas que la volonté était là (pour arriver à un accord). Aucun des deux côtés n'a voulu voir les aspects positifs des arguments de l'autre", a renchéri plus sévèrement le commissaire européen à la Santé David Byrne.
"Ce soir, je suis un homme très déçu", a-t-il ajouté. Il a émis la crainte que le dossier ne devienne "un enjeu pour les élections européennes" de juin prochain.
La Commission européenne avait proposé en juillet 2003 de ramener les cycles de transport des animaux d'élevage et d'abattage (actuellement 14 heures de transport, 1 heure de repos, 14 heures de transport, 24 heures de repos, etc) à 9 heures de transport systématiquement suivies de 12 heures de repos.
Ce projet était tout à la fois jugé insuffisant par les pays aux opinions les plus sensibles au "bien-être animal" (Royaume Uni, Allemagne, Danemark, Suède, Autriche, Finlande, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg) et excessif par les pays "gros" éleveurs (France, Espagne, Italie, Portugal et Grèce).
Plus proche du second camp mais cantonnée dans une certaine neutralité par son rôle de présidente de l'UE, l'Irlande avait proposé un compromis sur un cycle de 9 heures de transport, 2 heures de repose, 9 heures de transport, 12 heures de repos. |
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026