Une telle décision de la part des ministres mettrait fin au moratoire de fait observé depuis 1999 par l'UE sur les autorisations de nouveaux organismes génétiquement modifiés (OGM), que les Etats-Unis et plusieurs autres pays ont attaqué devant l'Organisation mondiale du commerce.
Bruxelles avait déjà soumis en décembre une demande de mise sur le marché du BT-11 aux experts des Etats membres, qui n'avaient cependant pas pu se mettre d'accord. Cette fois la Commission va renvoyer directement le dossier aux ministres, qui devront se prononcer lors d'un prochain conseil, probablement au printemps.
L'adoption comme le rejet de cette proposition devra se faire à la majorité qualifiée. Si cette majorité n'est pas atteinte, la décision finale reviendra alors à la Commission, compétente pour trancher en dernier ressort. L'exécutif européen, ouvertement favorable à la levée du moratoire sur les OGM, assumerait alors seule cette responsabilité politique très sensible du fait de l'impopularité des OGM en Europe.
Selon Bruxelles, 30 OGM, dont 22 plantes et 8 aliments, sont "dans les tuyaux" de la procédure européenne en attente d'autorisation. S'il est autorisé, le maïs BT-11, résistant à un insecte (pyrale) et tolérant à un herbicide (glufosinate ammonium), devra être étiqueté transgénique sur les boîtes, mais aussi dans les huiles ou tout autre produit dérivé, au-delà du seuil de 0,9%.
25 OGM, essentiellement des plantes ou des aliments pour animaux, circulent aujourd'hui en Europe. Seule l'Espagne consacre des surfaces significatives à la culture. |
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »