Haro sur les gamelles trop riches. Vétérinaires et fabricants d'alimentation animale s'alarment de cette nouvelle maladie qui se répand chez les animaux de compagnies.
"Il faut en finir avec cette idée reçue qu'un animal grassouillet est un gage de bonne santé", martèlent-ils déplorant les mauvaises habitudes des maîtres qui, ravis du bon appétit de leur chien, donnent des repas trop copieux.
Diana, chienne labrador de 11 ans, pesait encore 52,6 kilos il y a neuf mois. Elle vient de remporter le concours "Défi Minceur", organisé par le fabricant d'alimentation animale Hill's France, après avoir perdu plus de 11 kilos, soit 21% de son poids initial.
Dans la catégorie chat, Pacha, lauréat du concours, a perdu la moitié de son poids initial en 20 mois et affiche désormais 5,1 kg sur la balance.
Le concours Hill's consiste à faire maigrir son animal sur les conseils d'un vétérinaire grâce à une alimentation adaptée. Les propriétaires des lauréats reçoivent un chèque voyage de 2.500 euros.
Peu de propriétaires sont conscients du surpoids de leur animal, 76% pensant qu'il a "un poids idéal", révèle une étude Ipsos réalisée l'an dernier pour Hills en France, Grande-Bretagne et Italie. Et 40% des personnes interrogées reconnaissent donner des friandises plus d'une fois par jour à leur animal.
Or, 50% des chiens et chats souffrent de surcharge pondérale et 30 % d'obésité, mais seulement 19 % d'entre eux sont traités comme tel, rappelle Hill's qui élabore notamment des aliments allégés et diététiques pour ces animaux.
"Trop souvent, le propriétaire a l'impression de bien traiter son animal en le gâtant et en lui préparant des petits plats, mais ce qui convient à l'homme n'est pas le cas pour l'animal qui nécessite une alimentation propre et pour qui les apports journaliers diffèrent", a expliqué Michel Meunier, vétérinaire et directeur du marketing chez Hill's.
Et de mettre en avant qu'une tartine beurrée donnée à un chien de 10 kg correspond à un hamburger dégusté par un homme et qu'un verre de lait lapé par un chat de 4,5 kg équivaut à 4,5 hamburgers ou 5 barres de chocolat mangés par un homme.
Déceler l'obésité est simple : si l'on ne peut sentir les côtes d'un chien sous ses doigts, l'animal est probablement en surpoids.
"Mettre son animal au régime ne signifie pas qu'il va avoir faim en permanence. Régime ne veut pas dire manger moins mais manger mieux", explique Hill's.
Depuis quelques années, les fabricants d'alimentation animale conçoivent des aliments allégés et diététiques. Ce qu'ignorent beaucoup de maîtres, puisque seulement 48% affirment en connaître l'existence, selon l'étude Ipsos.
Autre facteur favorisant l'obésité, le manque d'activité physique. Nombre de propriétaires concernés négligent celle-ci pour leur animal, étant eux-mêmes peu adeptes du jogging ou des haltères. 89% des propriétaires qui ne font pas faire d'exercice à leur chien, avouent ne pas en faire eux-mêmes.
Aujourd'hui, grâce à un régime, à la natation, à l'hydrothérapie, et à de grandes randonnées (6 km par semaine), Diana a retrouvé la forme. Elle grimpe sans aide dans une voiture et peut de nouveau s'adonner à son plaisir favori : courser les chats des voisins. |
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026