Mis en examen pour "abus de confiance et abus de biens sociaux", Pierre Leroy, ancien directeur général de la société Unigrains, un établissement financier lié aux céréaliers, avait été placé en garde à vue jeudi matin dans les locaux de la brigade financière à Paris, a-t-on appris de même source. Il a été ensuite placé sous contrôle judiciaire.
Le juge du pôle financier du TGI de Paris chargé du dossier, Henri Pons, avait déjà mis en examen quatre autres personnes depuis janvier 2004 dont l'ancien président de la FNSEA, Luc Guyau, le 5 février et l'ancien directeur général de la fédération, Yves Salmon, le 22 janvier pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux".
Dans l'instruction ouverte en 2000, la justice soupçonne plusieurs responsables agricoles d'avoir favorisé le détournement, au profit de la fédération et d'organismes proches ou affiliés, d'une partie du produit des taxes parafiscales auxquelles sont soumis les agriculteurs, via Unigrains et l'Institut technique des céréales et des fourrages (ITCF), un organisme de recherche au service des producteurs.
A l'origine du déclenchement de l'enquête, l'Organisation des producteurs de grain (OPG), un syndicat de producteurs, avait déposé en octobre 1999 une plainte contre X avec constitution de partie civile pour "abus de confiance, abus de biens sociaux, faux et usage de faux et complicité et recel". |
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026