Appelé à réfléchir sur l'avenir du financement de l'UE, un groupe présidé par un professeur belge d'économie, André Sapir, qualifie l'actuel budget européen de "relique historique" et suggère d'en revoir totalement la philosophie. Ce rapport, dont certains extraits ont été diffusés à la presse, doit être officiellement présenté jeudi par M. Sapir. Il dénonce en particulier l'importance actuelle des sommes consacrées à la politique agricole commune (PAC) et à la politique régionale, qui représentent à elles deux quelque 70% du budget communautaire. Réclamant de facto un démantèlement de ces politiques, le rapport propose de restructurer les dépenses européennes pour les orienter notamment vers "un fonds pour la croissance économique" privilégiant les projets de recherche ou l'éducation. En charge des fonds structurels finançant la politique régionale de l'UE, à la base d'un principe de solidarité longtemps considéré comme inhérent à la construction européenne, M. Barnier a fait clairement part mercredi de son désaccord. "S'agissant de la politique dont j'ai la charge, ces conclusions sont totalement irréelles. Elles ne tiennent pas compte de la réalité, du succès de cette politique, de son utilité, de sa capacité aussi à évoluer", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Bruxelles. "Je trouve normal que nous ayons des éclairages et des rapports. Nous en avons besoin. Cela ne m'empêche pas de dire que je trouve ces conclusions insensées", a-t-il ajouté. Selon des sources concordantes, plusieurs commissaires (parmi lesquels celui en charge de l'agriculture, l'Autrichien Franz Fischler) ont fait part de leur désapprobation quant à la publication de ce rapport, qui ne devait au départ qu'être une contribution parmi d'autres à un travail collectif de réflexion de la Commission. M. Sapir faisant également partie du groupe de conseillers politiques de M. Prodi, le rapport pourrait en outre donner le sentiment d'avoir reçu l'aval du président de la Commission. Face à la polémique qui s'annonçait, le porte-parole de M. Prodi a tenu à souligner mardi que le rapport controversé ne "reflète pas la position de la Commission". |
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