"Une recrue pareille, on va l'engager à plein temps", a lancé Marysette Tarlier, membre de l'Apal et militante historique du Larzac, lors de la conférence de presse organisée à l'occasion de l'arrivée de José Bové. Sa traditionnelle pipe à la bouche, vêtu d'un bermuda et d'un tee-shirt blanc siglé "Halte aux OGM" devant et "Organisation mondiale du commerce = danger" derrière, le syndicaliste s'est dit "très content d'être ici". Assis autour d'une grande table installée à l'ombre des arbres, les 15 membres du conseil d'administration de l'Apal l'ont ensuite entouré pendant une heure, afin de préciser à la presse ses nouvelles attributions. Le leader de la Confédération paysanne a expliqué lui-même que dans un premier temps il s'occuperait de la préparation du rassemblement altermondialiste Larzac 2003, qui doit se dérouler de vendredi à dimanche. L'Apal dispose en effet d'un stand sur le plateau et José Bové sera chargé plus particulièrement de nouer les contacts avec l'international. Il devait se rendre dès l'après-midi sur le site. Dans un second temps, il devra s'occuper de "la Jasse", une ancienne bergerie en bordure de la route nationale 9, aménagée en lieu d'exposition sur les années de contestation sur le Larzac. Son rôle sera d'élargir cette vitrine, en montrant notamment les liens qu'elle a tissés avec l'étranger, comme avec les Kanaks en Nouvelle-Calédonie ou les Polynésiens de Mururoa. Le militant aveyronnais a ensuite fait un historique des luttes engagées depuis plus de 30 ans sur le plateau du Larzac. Aujourd'hui, est intervenue Christine Thelen, membre de la Confédération paysanne et de l'Apal, "le Larzac est un lieu de vie et pas de désertification". "On est arrivé à prouver que sur le Larzac, c'est par le mouvement social qu'on a créé de l'économie", a renchéri José Bové, ajoutant que c'était "grâce à ce mouvement social que l'économie qui en est ressortie est aujourd'hui différente, avec la gestion collective". |
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