"Cancun est parti pour être un texte sans chiffres", a déclaré M. Loos lors d'une réunion sur l'OMC à Bercy avec les représentants des entreprises et des syndicats, à quelques jours d'une conférence où les 146 pays de l'OMC doivent discuter des modalités de réduction des obstacles au commerce mondial.
"Nous n'attendons pas de Cancun beaucoup plus que des orientations. Nous nous attendons à des principes beaucoup plus qu'à des chiffres", a ajouté M. Mer, en faisant état du "relatif optimisme" de la France quant au succès de cette réunion.
"L'objectif est de prouver que l'OMC est un organe de compromis démocratique et constructif", loin des "visions extrêmes", selon M. Mer, d'autant plus que "si nous sortons mal de Cancun, ce serait un très mauvais signal pour l'économie mondiale au moment où celle-ci montre des signes de reprise".
M. Mer a espéré que la réunion puisse déboucher sur des engagements de "discrimination positive", c'est-à-dire de "traitement différencié", permettant aux pays en développement de mieux tirer parti des échanges internationaux.
Selon lui, "ce serait un signal assez fort de montrer que certains Etats sont capables d'adopter un comportement différencié au profit d'autres pays" moins favorisés. "C'est le développement du monde qui est en jeu", a-t-il conclu.
Sur le volet agricole, le texte de base des négociations présenté par l'Europe et les Etats-Unis "est un cadre, il reste à en discuter les modalités", notamment de réduction des subventions, a indiqué Pierre Moraillon, directeur de la DREE (Direction des relations économiques extérieures du ministère des Finances).
La France et l'Union européenne (UE) sont sur ce point en désaccord avec le projet de déclaration finale proposé par l'OMC qui prévoit, selon elles, une réduction trop importante et "inacceptable" des soutiens internes aux agriculteurs, a ajouté M. Moraillon.
En matière industrielle, la formule de réduction des droits de douanes est également "difficile à trouver pour l'instant", a admis M. Loos, en indiquant que l'UE plaidait pour des baisses différenciées selon les produits.
Enfin, les discussions semblent bloquées sur les sujets dits "de Singapour" (concurrence, investissement, transparence), que les pays développés souhaitent voir intégrés au cycle de négociations en cours de Doha, les pays en développement ne s'estimant pas prêts à engager des négociations dans ces secteurs, a expliqué M. Loos. |
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