Les antibiotiques sont, avec les anti-parasitaires, les produits les plus utilisés en élevage laitier. L’automédication se révèle fréquente, d’où de nombreuses erreurs d’utilisation entraînant tous les ans de nombreuses citernes contaminées. Conseils du BTPL pour une bonne utilisation..
10 règles pour une bonne utilisation des antibiotiques
- Utiliser des produits prescrits sur ordonnances précisant l’identité de l’animal traité, la dose, la voie d’administration et le délai d’attente.
- Respecter les posologies et les voies d’administration. Le délai d’attente est lié au respect de ces préconisations. Il correspond à l’élimination des 4 quartiers, même en cas de traitement d’un seul quartier . (ne pas utiliser de séparateur de quartier).
- Respecter le délai d’attente.
- En salle de traite, s’assurer que le bidon de dérivation du lait traité soit de capacité suffisante.
- Identifier systématiquement les animaux traités et les enregistrer sur un tableau visible à la traite.
- N’utiliser que des produits autorisés chez la vache laitière (de nombreux antiparasitaires sont interdits en lactation). Si aucun délai d’attente lait n’est spécifié, vérifier que le produit peut être utilisé chez la vache laitière.
- Respecter la période légale de non livraison du lait après vêlage qui est de 7 jours. En cas de période sèche écourtée, attention au délai d’attente qui doit être adapté à l’antibiotique utilisé au tarissement (souvent 14 jours).
- Noter tous les traitements sur le registre d’élevage et conserver les ordonnances dans un classeur.
- Respecter les règles d’hygiène du matériel : Nettoyage et désinfection des seringues, utilisation de seringues à usage unique.
- Entreposer les médicaments dans une armoire fermée prévue à cet effet. Trier régulièrement les médicaments périmés.
En cas de doute pour la remise du lait au tank, contactez votre laiterie !
D’après la brochure « Lait des pays de Meuse » produite par l’Union Laitière de la Meuse
5 bonnes raisons pour respecter ces règles :
- L’efficacité optimale du produit pour une guérison rapide et durable.
- L’absence de résidus inhibiteurs dans le lait.
- Limiter les antibio résistances dues à des traitements trop courts ou des dosages trop faibles.
- L’image auprès des consommateurs de plus en plus sensibilisés à la mauvaise utilisation des antibiotiques (il suffit d’écouter les derniers messages publicitaires à ce sujet). Ne donnons pas l’occasion aux médias de sortir un « nouveau scandale alimentaire ».
- Les coûts : coûts des traitements, mais aussi pertes économiques énormes dues à l’élimination de laits ayant reçu accidentellement des inhibiteurs.
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