Ce plan « doit répondre à six objectifs », précisent les chambres dans un communiqué: «
- clarifier le positionnement de l’agriculture biologique en la maintenant dans le champ des signes identifiant la qualité et l’origine mais, en dépassant le seul objectif de moyens,
- développer la production dans un cadre de filières en mettant en place une conversion en lien avec les débouchés, en renforçant l’organisation des producteurs et en créant des interprofessions bio au sein des interprofessions existantes,
- harmoniser les conditions de développement en Europe, tant en terme de réglementations que de niveau de soutien très hétérogène entre les Etats membres,
- rationaliser les moyens mis à la disposition du développement de l’agriculture biologique en les réorientant sur la prise en charge des surcoûts,
- clarifier les missions des différentes instances intervenant dans l’agriculture biologique, notamment celles de l’Agence Bio, en les recentrant sur la communication, la promotion, l’observatoire national,
- mettre en place un plan de communication sur les produits biologiques pour stimuler la demande, indispensable pour assurer un développement pérenne de la production. »
Les Chambres d’Agriculture « engagées depuis de nombreuses années auprès des agriculteurs biologiques, avec plus de 250 ingénieurs et techniciens, croient au développement de l’agriculture biologique qui répond aux attentes de la société et des consommateurs comme aux choix d’agriculteurs qui souhaitent privilégier ce mode de production », indique le communiqué de l’Apca.
Luc GUYAU, Président de l’APCA , déclare d’ailleurs : « L’agriculture biologique ne peut se soustraire aux lois du marché, c’est donc en structurant les filières, en réduisant les coûts, qu’elle pourra prétendre à représenter une part du marché des produits alimentaires. Sans stratégie de développement intégrant les débouchés, la demande des consommateurs sera honorée par un recours encore plus important aux importations »
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