Quatre millions d'hectares en herbe ont disparu dans l'hexagone entre 1970 (où elles représentaient 43 % de la SAU) et 2000 (34 % de la SAU). À l'échelle de l'Union européenne, les surfaces en herbe ont régressé de 12 % sur les 20 dernières années.
Le succès rencontré auprès des agriculteurs par la prime au maintien des systèmes d'élevage extensifs (appelée « prime à l'herbe ») - environ 5 millions d'hectares contractualisés en France - n'a pas permis d'enrayer le recul général.
Tant cette prime que celle qui lui a succédé en 2003 (la prime herbagère agro-environnementale ou PHAE) restent mal adaptées à la Bretagne, ont souligné à titre d'exemple certains intervenants. De fait, l'élevage laitier intensif de l'Ouest français est peu incité à se convertir à l'herbe : le maïs est souvent la seule possibilité pour maintenir l'autonomie fourragère de l'exploitation et la prime PAC « maïs » est bien plus rémunératrice que la prime herbagère.
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