La dinde certifiée «Kerohan» répond tout au long des étapes de la filière à de nombreuses exigences de production, suivies et contrôlées, de l’accouvage à la découpe. En élevage notamment, les règles sont nombreuses.
Le groupe Glon , décrit ces caractéristiques, précisant d’emblée que « les élevages où la dinde certifiée “Kerohan” est produite sont très habitués au respect des règles de la Certification, puisque les éleveurs sont souvent depuis plusieurs années partenaires sous Contrat de Progrès du CIDEF (Comité interprofessionnel de la Dinde française) et sous charte sanitaire Fermavol ».
Ainsi, «dans le cadre de la Certification, les règles sanitaires sont exigeantes» précise le groupe Glon.
L’éleveur s’engage à respecter des périodes de vide entre deux bandes de dindes. Ces périodes, durant lesquelles l’éleveur «applique un protocole de nettoyage et de désinfection pré-établi, doivent être de 14 jours minimum, entre deux lots, avec 8 jours de vide sanitaire minimum après la première désinfection», précise Glon.
Une qualité sanitaire optimum est également exigée se caractérisant par :
- Des aires bétonnées aux accès du bâtiment
- Un sas d’entrée, le plus souvent carrelé, au bâtiment comportant 2 zones, la zone sale et la zone propre.
- Un élevage en bande unique.
- 2 silos d’aliments par bâtiment d’élevage pour assurer un suivi rigoureux des transitions entre les différents aliments.
- Un contrat de dératisation sur l’élevage.
- Une gestion maîtrisée des cadavres qui impose à l’éleveur de disposer d’une enceinte à température négative.
Les règles de la Certification imposent aussi une durée d’élevage des dindes. Elle est au minimum de 84 jours pour les dindes femelles et de 110 jours pour les dindes mâles, et ce «afin de garantir toute la tendreté et la saveur de la chair», précise Glon.
L’alimentation des dindes est elle aussi soumise au respect de certaines règles. Les producteurs de dindes certifiées “Kerohan” nourrissent leurs animaux avec une alimentation 100 % végétale, composée comme suit, indique Glon: «
- 65 % de céréales minimum (blé, maïs). Il est obligatoire de donner au minimum 65 % de céréales à une production de dinde certifiée “Kerohan”. Certes coûteuse en raison de ce fort taux de céréales, cette alimentation très riche justifie la production d’une viande de dinde certifiée “Kerohan” de très belle qualité.
- 35 % constitués d’oléoprotéagineux (graines et tourteaux de soja, colza, pois, tournesol) et d’huiles végétales.
L’alimentation est complémentée en vitamines et en minéraux. Les additifs antibiotiques régulateurs de flore sont exclus ».
Les règles du bien-être animal sont aussi prises en compte avec :
- En élevage : 8 dindes / m2 au maximum.
- Durée entre le chargement à l’élevage et le déchargement à l’abattoir dans un local ventilé : < 8 heures.
- Temps de repos dans une zone spécifique ventilée avant abattage : < 30 minutes.
- Transport de l’animal dans un équipement conforme aux normes du bien-être animal : 105 cm2 / kilo vif transporté avec une hauteur de cage de 37,5 cm minimum.
- Anesthésie des animaux d’abord, puis accrochage et saignée.
Des règles strictes donc, toutefois, la compétence des éleveurs est valorisée par une prime :«Les éleveurs de dindes certifiées “Kerohan”, adhérents au groupement de producteurs GAEVOL, perçoivent une prime de 10 Euros la tonne (poids vif). Un élevage moyen dont la bande est de 9 000 dindes, perçoit 840 Euros, ou encore 2 310 Euros par an (2,6 bandes par an) », précise Glon.
Avec des règles également strictes aux étapes de l’accouvage, des usines d’aliment, des ateliers de découpe, et une traçabilité «garantie du couvoir à l’abattoir», la dinde de «Kerohan » se donne pour objectif de «Garder la volaille française de qualité au menu du consommateur », précise Glon.
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