L'agent chargé d'octroyer le label, les contrôleurs de l'association de certification et les grossistes qui commercialisaient la viande ont également été condamnés à des amendes de 2.000 à 6.000 euros. L'âge des animaux, qui ne devaient pas dépasser 7 ans pour bénéficier du label, était falsifié par l'entreprise grossiste, avec l'accord de "l'agent labelisateur" et sans aucun contrôle de l'association de certification Certilim. En tout, les fraudes ont porté sur environ 79 tonnes de viande.
A l'époque, en pleine crise de la vache folle, la demande de viande de qualité avait explosé et le seul moyen de faire face "dans un délai rapide" était de rajeunir les animaux pour qu'ils correspondent aux critères requis, a expliqué à la barre un employé de la répression des fraudes.
Mardi, lors de l'audience, le ministère public a souligné dans son réquisitoire que la filière bovine limousine était un "tout petit monde" où l'on trouve "des sociétés qui ont des capitaux et des intérêts croisés".
En effet, celui qui labellisait la viande était l'agent commercial d'un des plus important groupement d'éleveurs du Limousin (le groupement limousin bétail et viande, GLBV), qui fournissait lui-même la marchandise à l'entreprise grossiste. Le GLBV avait par ailleurs des parts dans cette société. "Vous aviez intérêt à vendre plus de viande +label rouge+ car vous faisiez plus d'argent et, en plus, vous étiez le monsieur propre qui mettait le coup de tampon", a lancé le président du tribunal à l'agent.
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