Dans deux grandes surfaces, appartenant à des enseignes différentes, les manifestants ont rempli des chariots avant de quitter le magasin en les abandonnant dans les allées ou devant les caisses.
"La grande distribution bloque les marchés, alors nous bloquons leurs magasins", a expliqué à l'AFP un porte-parole du syndicat qui a requis l'anonymat.
Selon la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) les grandes surfaces ne répercutent pas auprès des consommateurs le prix d'achat de la viande de porc dont le cours est tombé jeudi sous la barre symbolique d'un euro le kilo lors du marché au cadran de Plérin (Côtes-d'Armor).
"En un mois, le cours du porc a chuté de 26% alors que parfois, le prix de la viande de porc en rayon a augmenté de 50%", a ajouté le syndicaliste.
Dans la nuit, vers 05h00, plusieurs centaines de chariots avaient été "empruntés", selon le syndicat, dans un troisième hypermarché, le centre commercial Carrefour de Brest.
Selon son directeur, Thierry Soler, joint par l'AFP, une centaine de personnes ont utilisé des tracteurs pour disperser la quasi-totalité des chariots dans un rayon de 10 km autour du magasin. "Beaucoup sont bons pour la casse", a déploré le directeur qui s'est déclaré "choqué" par cette action.
"Nous ne vendons que de la viande française et nous dialoguons régulièrement avec les producteurs", a indiqué M. Soler.
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