Le 16 septembre, une centaine d'éleveurs mécontents de ne pas avoir touché les sommes correspondant à des ventes d'animaux avaient empêché la réouverture du marché aux veaux.
La SICAMOB qui gère quatre marchés aux bestiaux dans le Finistère et le Morbihan a été placée en redressement judiciaire suite à de graves difficultés financières.
Selon Michel Adam, président de la FDSEA du Finistère, environ 800 éleveurs bretons n'ont pas été payés de leurs ventes de bovins depuis le mois d'août, les chèques ayant été rejetés par les banques. « Les impayés vont de 150 euros à près de 60.000 euros », a-t-il précisé à l'AFP.
Lundi matin, plus de 200 éleveurs ont envahi la salle du marché au cadran, exigeant le paiement des créances et la présence des administrateurs de la Sicamob. Après trois heures de discussions, souvent tendues, et l'expulsion d'un manifestant par les gendarmes, les éleveurs ont finalement renoncé à bloquer le marché.
« Sans reprise des marchés, il y aura liquidation », a averti l'administrateur judiciaire de la Sicamob, Me Michel Robert, qui a confié provisoirement la gérance des quatre marchés à Unibovi, une autre société de négoce.
Les marchés de la Sicamob négociaient environ 20 % du bétail de la région, mais la cotation sert de référence régionale pour le prix des bovins.
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