Dans son numéro d'avril, Agreste Primeur souligne que le bilan 2001 fait ressortir des excédents de 715.000 tonnes d'azote, soit 19% d'azote en trop qui reste dans le sol .
Les plus forts excédents azotés sont ceux des départements bretons où se côtoient producteurs de porcs et de volailles et élevages bovins. Le département des Côtes d'Armor est le plus chargé en azote.
Les excédents azotés sont également concentrés dans le bassin parisien, où dominent les grandes cultures. C'est notamment le cas de la Marne et de l'Eure et Loire.
80% de la surface fertilisable en France présente un excédent d'azote. Le rapport souligne que l'agriculture extensive pratiquée dans le Massif Central ou dans les Alpes ainsi que dans le pourtour méditerranéen présente en revanche un bilan équilibré.
Ce sont les engrais minéraux qui sont les principaux coupables de cet excès d'azote. Ces engrais sont principalement utilisés sur les grandes cultures. 18 départements cumulent ainsi 40% de l'azote minéral sur 29% de la surface fertilisable nationale.
L'azote dans le sol est également apportée par des engrais organiques. L'étude montre que l'ensemble du cheptel bovin produit environ 1,4 million de tonnes d'azote organique par an et ces rejets proviennent à 75% des bovins.
Mais ce ne sont pas les régions d'élevage bovins qui détiennent la palme de l'azote mais les terres ou dominent les élevages de porcs et volailles qui provoquent un bilan azoté beaucoup plus déséquilibré.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »