En 2002, les laiteries ont collecté 204 millions de lait bio (199 M de vache, 4 M de brebis et 1 M de chèvre). La progression est très rapide avec un gain de 32 millions de litres par an entre 1998 et 2000, de 40 millions par an entre 2000 et 2002.
Mais les débouchés pour le lait biologique, qui représente moins de 1% de la production laitière totale, viennent à manquer, estime cette étude.
Près du tiers des volumes produits auraient été déclassés, selon l'Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (Onilait). Plus que les quantités importées, la faible demande des consommateurs explique les difficultés de la filière, estime le ministère de l'Agriculture.
En effet, les importations de lait bio n'ont été que de 12 millions de litres en 2002 contre 27 en 2001, soit une brutale chute de 14% à 6% des disponibilités totales.
A la faible demande des consommateurs, se rajoute une conjoncture peu favorable pour l'agriculture bio qui avait bénéficié des crises sanitaires successives de ces dernières années mais dont la progression s'est ensuite ralentie, selon le SCEES. La consommation des produits laitiers bio progresserait aujourd'hui de l'ordre de 10% par an selon l'Onilait, soit moins vite que l'offre.
Côté producteurs, la livraison moyenne annuelle est de 171.100 litres, soit 16% de moins qu'un producteur de lait conventionnel. Leur nombre continue de progresser (1.250 en 2002 contre 440 en 1998). Le Grand Ouest, qui regroupe les Pays de la Loire, la Bretagne et la Basse-Normandie, concentrait 60% des livraisons de lait bio de vache en 2002. |
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