La FNSEA additionne les pertes de chiffres d'affaires (moindre développement des animaux, diminution des rendements des récoltes qui ont parfois grillé sur pied, production de lait réduite) et les coûts supplémentaires comme les achats de fourrages, faute d'herbe disponible. La FNSEA a calculé que les éleveurs bovins subissent une perte totale de 1,5 milliard d'euros, les producteurs de céréales et de maïs de 1,2 md EUR, ceux de fruits et légumes de 815 millions d'euros, et les éleveurs ovins et caprins de 155 millions d'euros. S'y ajoutent 54 millions d'euros pour les éleveurs porcins, 31 millions pour les producteurs de lait, 86 millions pour les producteurs d'oléagineux et protéagineux et 5 millions d'euros pour la pisciculture, gravement touchée. Mais d'autres coûts non encore chiffrés sont à venir, puisque par exemple les animaux consomment déjà la paille prévue pour l'hiver, ou que les éleveurs aux abois pourraient vendre leurs bêtes et faire chuter les cours en Europe. Côté gouvernement, on se garde d'être trop précis. Le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard a d'abord cité vendredi une facture de "plus d'un milliard d'euros" puis parlé d'une "chiffre probable entre un et quatre milliards d'euros". Syndicats comme ministère soulignent la difficulté de disposer dès maintenant d'une estimation. "Chaque semaine de beau temps alourdit la note", a signalé le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer. Mais, pour certains secteurs, il a expliqué que "le calcul est assez simple": "dans le domaine des céréales, on a des rendements moyens connus chaque année", si le rendement moyen est de 50 quintaux par hectare au lieu de 70, par exemple, il suffit de multiplier" pour calculer le manque à gagner, a-t-il dit. |
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