Dans une situation "normale", précisait-on vendredi à la Direction des services vétérinaires (DSV) de Rennes, ce sont les équarrisseurs qui ont pour tâche d'enfouir les cadavres, assurant ainsi une prestation publique sous le contrôle des DSV dont ils dépendent. Actuellement, en raison de la canicule qui sévit depuis plusieurs jours dans le pays, les équarrisseurs sont débordés par l'hécatombe qui frappe notamment des centaines de milliers de volailles dans les élevages (mais aussi porcs et lapins dans une moindre mesure), et des arrêtés préfectoraux sont pris autorisant des enfouissements sur place. Ces enfouissements, qui donnent lieu après coup à des certificats systématiques remis à la DSV locale, obéissent à des critères draconiens, "en vue de protéger les tiers et l'eau dans le secteur", précise-t-on à la DSV de Rennes.
Ainsi, ils doivent avoir lieu au moins à 100 mètres des puits privés, 500 m des zones de conchyliculture, 500 m des piscicultures, 200 m des lieux de baignade, des cours d'eau et plans d'eau. La profondeur de l'enfouissement doit être au moins de deux mètres, avec une couche de chaux sous les corps et une autre dessus. L'enfouissement peut être assuré par l'exploitant agricole lui-même s'il en a les moyens techniques, ou par la commune, ou encore, si ce n'est pas possible faute d'un matériel suffisant, par une société privée dotée de l'équipement nécessaire. A la DSV de Rennes, comme dans les autres, indiquait-on, la cellule de crise actuellement en place sera au moins maintenue pendant la durée du week-end, compte tenu de la persistance prévue de la vague de chaleur en France. |
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