
La vache moyenne a consommé en un an :
5 060 kg de matière sèche de fourrages plus 1 556 kg de concentrés
Les fourrages sont :
2 800 kg de maïs ensilage
960 kg de pâturage
700 kg d'herbe ensilée
535 kg de foin
75 kg de divers (betteraves, fourrages verts)
Près des 4/5ème du menu des vaches est constitué de fourrages qui sont produits par l'éleveur, en général.
La pâture (dont la part quantitative n'est qu'une évaluation, car il est difficile de mesurer l'ingestion d'herbe pâturée) est minoritaire et l'ensilage de maïs constitue le "plat de résistance" (55 % des fourrages)
Sous l'appellation "concentrés", une large palette existe, dont les céréales, elles aussi produites généralement par l'exploitation.
En moyenne, les " concentrés suivants :
635 kg de correcteur azoté
438 kg de céréales
328 kg de concentré de production
84 kg d'aliments déshydratés et aliments liquides
56 kg de minéraux
constituent les apports annuels aux vaches laitières
Ces chiffres moyens cachent une très grande variation dans les divers menus utilisés pour alimenter les vaches. Il est intéressant de chiffrer le coût de l'alimentation (calculé avec des prix de fourrages incluant la totalité des charges de production).
En moyenne un litre de lait coûte à l'éleveur :
0,64 F (10 cent d'Euro) d'alimentation
dont 0,36 F pour la partie fourrage et 0,28 F pour la partie concentrés.
Ceci représente presque 1/3 du prix touché pour la vente de ce lait. On comprend donc l'importance de rechercher la combinaison des ingrédients de la ration qui optimisera le rapport charges/produit.
Heureusement, il n'y a pas qu'une seule combinaison gagnante, notre échantillon de presque 1000 exploitations le montre. La diversité de la gastronomie française peut aussi s'appliquer aux menus des vaches !
Les 3 graphiques suivants représentent des compositions moyennes de ration des laitières.
Ils sont obtenus en divisant en 5 sous-groupes l'ensemble des troupeaux, en fonction du % de l'ensilage de maïs plante entière dans la ration de base. Ces trois exemples illustrent largement la diversité des rations !
Le tout avec un coût alimentaire identique (0.64 F/litre) malgré des niveaux de production très différents.

Coût alimentaire : 0.63 F/litre
Niveau de production : 6195 litres/vache présente/an

Coût alimentaire : 0.64 F/litre
Niveau de production : 7283 litres/vache présente/an

Coût alimentaire : 0.64 F/litre
Niveau de production : 7669 litres/vache présente/an
Marc Wittersheim
Michel Deraedt
Ingénieurs-conseil
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026