La gestion du parasitisme, interne et externe, au pâturage, sans vermifuges, pour maintenir ses vaches en bon état sanitaire tout en simplifiant sa logistique quotidienne : ce n'est pas un idéal inaccessible, c'est la réalité d'Anaïs Idelon depuis qu'elle a adopté le bloc à lécher Sodi Nat+. Dans ce podcast, l'éleveuse et Aude Yvon, responsable technique aux Salins du Midi, décryptent le mécanisme du parasitisme au pâturage et expliquent comment ce bloc 3-en-1 s'inscrit dans une stratégie globale de prévention.
Un cycle parasitaire qui s'installe vite, des conséquences souvent invisibles
Dès que les animaux sont à l'herbe, le risque parasitaire est là. Aude Yvon le rappelle : « En matière de parasitisme interne, au pâturage, le cycle se met en place très vite : les larves dans l'herbe sont ingérées, elles se développent dans le tube digestif, puis les œufs repartent dans les bouses et redonnent des larves sur la parcelle. Le piège, c'est qu'on ne le voit pas toujours. » Les conséquences sont pourtant bien réelles : pertes de croissance, baisse de production laitière, fragilisation immunitaire, voire transmission de maladies vectorielles comme la MHE ou la FCO via les insectes piqueurs.
Face à ces risques, la tentation est de traiter systématiquement, une habitude contre laquelle Aude Yvon met en garde : « Quand les traitements sont appliqués trop fréquemment, le risque est d'avoir des résistances. Le nombre de molécules efficaces est limité. L'enjeu est de raisonner : traiter quand il faut, traiter correctement. » Pour les éleveurs en bio, qui n’ont pas accès aux traitements chimiques, la contrainte est encore plus forte.
Sodi Nat+ : sel, minéraux et plantes dans un seul bloc
C'est dans ce contexte que le bloc Sodi Nat+ prend tout son sens. Formulé à partir de sel, de minéraux (sodium, magnésium, phosphore, calcium) et d'oligo-éléments (zinc, manganèse, cobalt, sélénium, iode), il intègre également un bouquet de plantes - ail, thym, absinthe, tanaisie, fenugrec -
aux propriétés reconnues pour la gestion parasitaire.
L'ail joue un rôle clé : ses composés soufrés, excrétés par la sueur des animaux, forment une barrière odorante qui repousse les insectes piqueurs et inhibe le développement des œufs de certains parasites intestinaux. Anaïs Idelon l'a constaté rapidement : « Par rapport à l'ail, on a observé qu'il y a eu tout de suite moins de mouches. À la salle de traite, on sent l'ail qui ressort. » Elle ajoute : « Le fait d'être en bio, on est limité par rapport à tout ce qui est vermifuge, donc on n'en fait pas. Ce bloc aide par rapport à ça. »
Un gain de temps au quotidien, des résultats mesurables
Au-delà de l'aspect sanitaire, Sodi Nat+ a transformé la routine de l'élevage. « Ce qui nous a motivés à le mettre en place, c'est que c'est un bloc qui rassemble deux seaux qu'on mettait avant, donc c'est plus pratique », témoigne Anaïs Idelon. En libre-service à raison d'un bloc pour dix bovins, la consommation s'autorégule selon les besoins physiologiques de chaque animal.
Les données d'essais viennent confirmer ces retours terrain : conduit sur le cheptel ovin d'AgroParisTech, un essai comparatif a mis en évidence un gain de 35 % de poids vif sur le lot ayant accès à Sodi Nat+ par rapport au lot témoin, ainsi qu'une réduction de 10 % du nombre d'œufs de strongles, là où le lot témoin enregistrait une hausse de 16 %. Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes, pour une solution conçue comme un levier de soutien naturel, à déployer dès la mise à l'herbe.