« La Prim’holstein est très adaptable. » C’est le résumé que fait Céline Le Ru-Le Laurent, présidente de l’association Prim’Holstein France, des qualités de cette race bovine. « Grâce à la diversité de l’offre génétique, chaque éleveur peut trouver un animal qui convient à ses objectifs, explique-t-elle. La Prim’holstein est même la première race en agriculture biologique. D’ailleurs, pour un éleveur qui a un système particulier, mieux vaux travailler sa génétique pour lui donner la direction souhaitée, plutôt que de choisir la trois voies, dont les résultats sont plus hasardeux en deuxième génération », explique-t-elle. Pour Céline Le Ru-Le Laurent, la force de la Prim’holstein est que « les sélectionneurs ont toujours cru en la science et réalisé une sélection basée sur des facteurs scientifiques ». Par conséquent, la technicité génétique est élevée. « C’est une vache moderne et très efficace », se réjouit-elle.
Reprendre en main sa génétique
En France, les systèmes sont très diversifiés. « Difficile de faire une vache passe-partout, observe la présidente. Mais justement, l’adaptabilité de la Prim’holstein est une qualité particulièrement intéressante en France ». Céline Le Ru-Le Laurent encourage les éleveurs à reprendre en main leur génétique, pour aller vers leurs objectifs. « Ce n’est pas une bonne chose de déléguer son plan d’accouplement. Il faut que les éleveurs l’élaborent eux-mêmes, pour qu’il corresponde à leurs besoins ».
Pour les épauler, l’association Prim’Holstein France propose un accompagnement personnalisé, le passage d’un technicien jusqu’à trois fois par an et une aide pour la conduite de la génétique. « Il y a beaucoup de taureaux ; on peut être un peu perdu », justifie Céline Le Ru-Le Laurent.
Connecter la génétique avec les marchés
Concernant la race en elle-même, la présidente de l'association observe que la génomique montre ses effets. « Auparavant, on pouvait avoir soit du lait, soit des taux ; maintenant on peut avoir les deux et, plus généralement, on voit les effets de la génomique sur les index ». Elle s’inquiète cependant de voir « la consanguinité monter aussi ». « On scie la branche sur laquelle on est assis », s’alarme-t-elle.
À l’avenir, elle aimerait qu’un débat soit ouvert sur les buts poursuivis par la génétique prim’holstein. Elle souhaite en particulier « connecter la génétique avec les marchés ». Elle plaide également pour un meilleur paiement de la matière utile. « C’est l’intérêt des industriels comme des éleveurs », souligne-t-elle. Plus généralement, elle s’enthousiasme de tout ce que la Prim’holstein a encore à offrir. « La génétique est un bel outil », conclut-elle.
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