« La Commission a approuvé l'ajout de quatre produits français de l'île de Corse dans le registre des Indications géographiques protégées (IGP) », à savoir la « Pancetta ou Panzetta de l'Ile de Beauté » (60 tonnes produites en 2022), le « Saucisson sec ou Salciccia de l'Ile de Beauté » (200 à 350 tonnes), la « Bulagna de l'Ile de Beauté » (6 tonnes) et le « Figatelli ou Figatellu de l'Ile de Beauté » (500 à 700 tonnes).
En 2018, sept produits de la salaison corse (panzetta, jambon sec, saucisson sec, coppa, bulagna, lonzo et figatelli) s'étaient vus attribuer des IGP par l'Institut National de l'Origine et de la qualité (INAO), suscitant la colère des producteurs de charcuterie AOP (Appellation d'origine contrôlée).
Si l'appellation IGP garantit des porcs d'origine 100 % française et des produits transformés en Corse qui ont droit à l'appellation « charcuterie de l'île de Beauté », seule la charcuterie AOP garantit des porcs corses et une charcuterie transformée en Corse qui a de facto droit à l'appellation « charcuterie corse ».
Ces IGP devaient ensuite être transmises à la Commission européenne pour enregistrement, ce qui vient d'être fait pour quatre de ces produits.
En mars 2018, une motion du groupe autonomiste Femu a Corsica avait été adoptée à l'Assemblée de Corse pour demander au président du conseil exécutif d'intervenir auprès de l'INAO et du ministère de l'agriculture pour faire annuler ces IGP.
« Ces nouvelles dénominations seront ajoutées à la liste des 1 643 produits agricoles déjà protégés », précise la représentation en France de la Commission européenne.
Parmi les IGP qui font la réputation de la gastronomie française, on relève plus de 70 vins, une dizaine de fromages ou produits laitiers, une quarantaine de viandes ou produits carnés et une cinquantaine de fruits, légumes ou produits locaux (moutarde de Bourgogne, miel d'Alsace, riz de Camargue, sel de Guérande, cidre de Normandie, clémentines de Corse, pruneaux d'Agen, mogettes de Vendée, huîtres Marennes-Oléron, thym de Provence).
En 2020, le kiwi corse avait obtenu son IGP qui consacre une production existante liée à un territoire et lui confère ainsi une protection à l'échelle européenne.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »