Le Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) estime en effet que la persistance du virus et la multiplication des foyers « induit un risque important en santé humaine ».
En France et dans le monde, l'épizootie d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP, la plus dangereuse des catégories de grippe aviaire) de 2021-2022 a déjà provoqué « une crise sans précédent » dans les élevages, conduisant à l'abattage préventif de plus de 21 millions de volailles en France, rappelle son avis de 55 pages.
Il souligne que le contexte est marqué par « la persistance du virus d'influenza aviaire hautement pathogène dans l'environnement, malgré les efforts conjoints des agences sanitaires et des acteurs du domaine ».
Cette infection virale, qui affecte à la fois les oiseaux domestiques et sauvages, « ne peut aujourd'hui être éradiquée en raison de la diversité et de la complexité de son réservoir », ajoute le Covars. Et « la recrudescence actuelle des foyers sauvage et d'élevage d'influenza aviaire accroît le risque de transmission à l'homme », avertit-il.
En France, la situation semblait plus calme en mars 2023 -où le ministère de l'Agriculture a baissé le niveau de risque d'élevé à modéré-, mais de nouveaux foyers sont apparus depuis dans des élevages du sud-ouest.
Jugeant que « les risques de multiplication de foyers aviaires et d'évolution du virus pouvant faciliter la transmission à l'homme sont réels », le Covars appelle à muscler les actions pour « la vaccination, les mesures préventives à appliquer dans les élevages, la surveillance animale et humaine, les financements de recherche sur la grippe aviaire et l'IAHP ».
La campagne de vaccination des volailles contre la grippe aviaire devrait démarrer en octobre, a annoncé il y a une semaine le ministre de l'agriculture Marc Fesneau.
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