Le gouvernement annonce des mesures agricoles face à la crise de l’énergie

Agriculteur remplissant de GNR le réservoir d'un tracteur
Le gouvernement a annoncé de nouvelles aides pour accompagner les agriculteurs face à la hausse des prix de l'énergie. (©Adobe Stock_S.Leitenberger)

Prêts court terme, report de cotisations, étalement des échéances fiscales… Les pouvoirs publics déploient plusieurs aides pour accompagner les agriculteurs face à la hausse des prix du GNR, du gaz et des engrais, déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

Ces « mesures exceptionnelles » visent à préserver la trésorerie des agriculteurs et « soutenir la viabilité des exploitations », indique le ministère de l’agriculture, qui a annoncé le 23 mars de nouvelles aides pour contrer la volatilité des prix du carburant, du gaz et des engrais de synthèse.

Ainsi, les agriculteurs pourront bénéficier de report de cotisations sociales, sans frais ni majoration, sur simple demande.

Les exploitations agricoles peuvent également demander un étalement de leurs échéances fiscales auprès de leur direction départementale des finances publiques, indique le ministère.

Des prêts « exceptionnels » de court terme sont par ailleurs mis en place par BPI France, « pour venir en appui à la trésorerie des exploitations agricoles les plus exposées à la hausse des prix du carburant ».

En parallèle, le gouvernement cherche à trouver un accord avec les banques et les distributeurs pour soutenir les productions agricoles et « appeler à la souplesse et la flexibilité » face aux entreprises qui connaissent des difficultés de trésorerie.

Les exploitations agricoles peuvent toujours bénéficier du dispositif de prêts de restructuration, prolongé pour 2026 : garantis par l’État à hauteur de 70 %, ces prêts peuvent atteindre jusqu’à 500 millions d’euros d’encours, rappelle le ministère.

Une cellule de crise a été mise en place pour suivre au quotidien l’évolution de la situation pour le monde agricole.

À plus long terme, le travail se poursuit pour réduire la dépendance aux engrais de synthèse, majoritairement importés, explique le ministère de l’agriculture. En outre, « la France continue de porter au niveau européen la nécessité d’adapter certains dispositifs, notamment le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), afin de ne pas pénaliser les agriculteurs dans le contexte actuel », un dispositif dont la suspension fait l’objet de tergiversations au sein de la Commission européenne.

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