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PrairieRécolter l'herbe au bon stade pour un maximum de protéines

La richesse en protéines d’un fourrage dépend principalement de l’espèce, du stade physiologique, de la hauteur et du rythme d’exploitation, de l’état sanitaire. (©Terre-net Média)
La richesse en protéines d’un fourrage dépend principalement de l’espèce, du stade physiologique, de la hauteur et du rythme d’exploitation, de l’état sanitaire. (©Terre-net Média)

La prairie représente environ 50 % de la surface agricole utile, elle est alors considérée comme première source de protéines pour les éleveurs selon le Gnis. Alors, pour maximiser leur quantité au kilo de matière sèche, il faut bien raisonner le choix des espèces et le stade de récolte de l'herbe.

« La richesse en protéines d’une plante est multifactorielle. Elle dépend de l’espèce prairiale, du stade physiologique de la plante, du rythme d’exploitation, de la masse végétale présente à l’instant T, de l’état sanitaire, de la fertilité et de la fertilisation. », rappellent les experts du Gnis.

Raisonner espèces cultivées

La valeur protéique entre deux espèces prairiales peut varier de 40 %, à un stade physiologique identique. D'où l'importance du choix des espèces.

« Au niveau des graminées, deux espèces se démarquent nettement : le dactyle tout d’abord, puis le ray-grass anglais. Pour les légumineuses, le trèfle blanc est de très loin la plante la plus riche : 240 g de MAD (matière azotée digestible), 201 de PDIN et 167 de PDIE et enfin 1,08 UFL/kg MS. Quant à la luzerne, ses valeurs sont équilibrées : 166 g de MAD, 145 g de PDIN et 127 de PDIE. Ce sont celles de la plante sur pied, au stade début bourgeonnement, en dehors des aléas des conditions de récolte et de conservation. En outre, la luzerne possède des atouts agronomiques et environnementaux indéniables et un excellent impact sur la santé animale. »

Raisonner stade de récolte

Après l'espèce, il est important de bien repérer le stade physiologique de la prairie. La plante jeune est bien sûr plus riche en protéines que celle proche de l'épiaison. Mais les données Inrae prouvent qu'il faut aussi raisonner rythme d'exploitation :  on obtient 2 % de protéines en plus pour un pâturage à 3 semaines par rapport à un pâturage à 5 semaines.

Et dans le cas de gestion de stocks d'herbe sur pied conservés pour être pâturés ultérieurement, le Gnis rappelle les quatre règles essentielles :

- déprimer pour gagner en densité et contenir les adventices ;

- étêter, c’est faire consommer l’épi qui est dans la tige pour avoir des repousses essentiellement feuillues ;

- avoir une bonne proportion de trèfle blanc ;

- si la végétation dépasse 20 cm, faire pâturer au fil avancé quotidiennement pour éviter le gaspillage par piétinement inutile. S’il s’agit d’une prairie temporaire, le critère variétal de la résistance aux maladies est important afin de préserver la qualité des stocks d’herbe sur pied.

Rédactrice en chef de Web-agri

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