Lorsqu'on travaille à plusieurs sur une ferme, l'organisation et la répartition des tâches sont des éléments essentiels pour être efficaces, mais aussi pour s'entendre au mieux. Alors est-ce qu'il vaut mieux être spécialisé (chacun à sa tâche) ou savoir tout faire ?
C ombien de Gaec ont été dissous pour cause de mésentente ? On en connaît tous au moins un autour de nous. Passer de la navigation en solo au travail d'équipe n'est pas toujours facile, d'où l'importance d'établir des règles dès le début et de se répartir les tâches.
Dans l'organisation du travail en collectif, deux formes se distinguent : la spécialisation (chaque personne effectue les tâches qu'il maîtrise) et la polyvalence (être capable d'effectuer tous les travaux). Dans les deux cas, des atouts et inconvénients apparaissent :
Se répartir les tâches sans qu'elles ne deviennent figées
Les institutions engagées dans le projet Orgue(organisation du travail, durabilité sociale et transmissibilité des grandes exploitations laitières à la française) ont étudié différentes structures et affirment qu'un petit collectif est plus polyvalent qu'un grand. D'ailleurs, la traite est le travail d'astreinte le plus partagé. En revanche, dans le cas d'un robot de traite, le partage n'est pas aussi équitable et il s'agit même parfois d'un frein au remplacement. Dans les élevages avec du salariat, les employés sont plutôt dédiés à certaines tâches précises (traite, paillage/raclage, travaux de saison, etc.).
D'ailleurs, concernant cette répartition des tâches, elle n'est que très rarement modifiée. Seuls quelques moments clés obligent les éleveurs à discuter et revoir l'organisation (départ en retraite, installation d'un robot, agrandissement...).
Partager les responsabilités
C'est plutôt dans les associations que les responsabilités sont les plus partagées. Elles ne sont que très peu attribuées aux salariés, sauf dans les grands troupeaux où certains d'entre eux sont désignés comme "référent du troupeau" ou "vacher principal". Pourtant, donner des responsabilités ou fixer des objectifs sont vecteurs de motivation pour ces derniers.
La communication reste la base d'un bon fonctionnement. Cela passe par le partage d'informations (sur un tableau par exemple), la mise en place de points quotidiens, hebdomadaires ou mensuels dans les plus grosses structures, la création d'un calendrier de travail ou encore les agendas partagés.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Le bale grazing à l’essai
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Certes tout n’est pas tout beau tout rose, mais il faut positiver ! »
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs