Le sursemis est envisagé dans des cas de contraintes naturelles de pentes, d’humidité, de fragilité des sols, ou encore du fait de la réglementation locale. Le Gnis propose quelques conseils afin de gérer cette technique permettant d’améliorer la qualité et la productivité de la prairie.
Le principe du sursemis est de semer dans une prairie des espèces prairiales productives dont le choix est raisonné, sans détruire la flore initiale. C’est une solution pour améliorer la qualité et la productivité de la prairie. Le choix de cette pratique se fera avant tout lorsque des plantes intéressantes sont déjà présentes mais en densité insuffisante. Il est préférable de choisir des variétés rapides d’implantation. Dans le cas du pâturage, il peut s’agir de ray-grass anglais avec du trèfle blanc.
Afin de pratiquer le sursemis, il faut intervenir sur une végétation très rase, voire surpâturée ou broyée à faible hauteur. Les périodes les plus propices sont au printemps en mars-avril, si le sol est nu pour l’équivalent d’une assiette par m², et mi-mai après une fauche ou au mois d’août lorsque la flore en place est moins concurrentielle.
Il faut premièrement utiliser des outils à disque ou à dents afin d’ouvrir la couche de matière organique inerte appelée mulch pour accéder à la terre. Sa présence rend les plantules plus sensibles à la sécheresse et à l’arrachage. Ensuite, la graine ne doit pas être disposée plus profondément qu’à 1 cm de profondeur. Une fois semée, un passage de rouleau compartimenté ou un piétinement par les animaux trois jours après le sursemis permettront de rappuyer le sol.
Il est ensuite nécessaire de surveiller la levée et la repousse de la flore en place qui risque d’étouffer les jeunes plantules. La prairie doit être conduite de telle sorte que les espèces semées dominent l’ancienne flore. En cas de concurrence, il faut faire pâturer ou passer le broyeur pour permettre à la lumière de parvenir aux jeunes plantules. Afin de ne pas favoriser l’ancienne flore, il convient de ne pas apporter d’azote trois mois avant de faire le sursemis. Une fois que les jeunes plantules se développent, par contre, il faut amender pour les aider à se développer.
Votre email professionnel est utilisé par les sociétés du groupe NGPA pour vous adresser ses newsletters
et les communications de ses partenaires commerciaux. Vous pouvez vous opposer à cette communication pour nos partenaires en cliquant ici.
Consultez notre politique de confidentialité
pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
Notre service client est à votre disposition par mail : serviceclients@ngpa.fr.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026