Créée en 2019, l’association LIT Ouesterel (laboratoire d’innovation territorial Ouest territoires d’élevage) a pour mission d’élaborer les « trajectoires qui concilient les attentes sociétales avec les besoins et contraintes des métiers, aux stades de l’élevage, du transport et de l’abattage », explique Romain Piovan, son directeur. Portée par l’Inrae, Terrena et Eureden, membres fondateurs, elle rassemble 53 membres qui représentent une grande diversité d’acteurs (recherche, enseignement agronomique et vétérinaire, instituts techniques agricoles, chambres d’agriculture, coopératives et autres industries agroalimentaires, distributeurs, startups, associations du bien-être animal…).
Trois leviers pour « réconcilier élevage et société »
L’association s’est fixé plusieurs objectifs : initier une dynamique positive via le développement d’élevages répondant mieux aux attentes des consommateurs, des citoyens et des politiques en matière de conditions d’élevage, co-construire des filières et des marchés valorisant l’exemplarité de ses élevages et de ses territoires en matière de conditions d’élevage, une exemplarité qui doit ensuite permettre de créer de la valeur sur les marchés.
« Pour réconcilier élevage et société, nous avons identifié trois leviers : l’amélioration du bien-être des animaux, la réduction des antibiotiques, et l’amélioration des conditions de travail », indique Romain Piovan. Dans ce cadre, l’association met en place des référentiels autour du bien-être animal. Constitués de plusieurs niveaux d'exigence croissante, ils sont accessibles à tous (éleveurs, transporteurs, abatteurs), et permettent d’identifier les étapes pour progresser vers plus de bien-être, tout en étant davantage conscient des verrous et des freins existants.
Étudier les innovations en conditions réelles
Ces freins, qui peuvent être techniques, méthodologiques, économiques, sociétaux, sont ensuite analysés en impliquant l’ensemble des acteurs concernés, « pour inventer ensemble les solutions », précise le directeur de l’association.
Les innovations peuvent ensuite être agronomiques ou zootechniques, techniques, numériques, organisationnelles… En Bretagne, par exemple, un travail est en cours sur les alternatives à la castration à vif des porcelets, sur un territoire pilote (la communauté de communes du Kreiz Breizh). Des éleveurs aux consommateurs, en passant par les abatteurs, les charcutiers, tous les acteurs discutent pour élaborer les solutions et leur déclinaison opérationnelle, par exemple le réaménagement de l’abattoir, explique ainsi Romain Piovan.
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