Le volailler LDC (marques Le Gaulois, Loué, Marie) annonce être entré en « négociation exclusive » avec le groupe Avril, numéro un français des œufs, pour « reprendre le fonds de commerce de la marque Matines », dans un communiqué publié jeudi.
Matines avait annoncé début juin un « arrêt programmé de ses activités » - le conditionnement et la commercialisation des œufs - si aucun repreneur ne se manifestait d'ici l'automne. « Matines est l'une des marques leader du marché des œufs œufs de consommation avec plus de 250 millions d'œufs vendus sur l'année 2021, représentant un chiffre d'affaires d'environ 43 millions d'euros », indique LDC.
Afin de maintenir les débouchés des éleveurs partenaires de Matines, le groupe LDC « maintiendrait l'ensemble des contrats d'approvisionnement pour assurer la continuité des livraisons vers ses clients ». Avec ce projet, le volailler « entend renforcer sa position de leader de l'œuf plein air en poursuivant et en accélérant les engagements de la marque Matines vers les modes de production alternatifs (bio, labels, plein air et sol) » en conformité avec « les attentes des consommateurs ».
Matines compte trois centres de conditionnement, un site de stockage et deux établissements administratifs pour un total de 172 salariés. La société est passée depuis 2014 de « plus de 80 % d'œufs issus de poules pondeuses en cage » à « une majorité d'œufs alternatifs » (bio, sous label).
Recul des volumes après la grippe aviaire
LDC, numéro un français de la volaille, annonce par ailleurs une hausse de ses ventes au premier trimestre de son exercice décalé 2022-2023, portées par des croissances externes, la reprise de la restauration hors domicile et les revalorisations tarifaires. Son chiffre d'affaires a progressé de 10,4 % à périmètre identique de mars à mai 2022, par rapport au premier trimestre de l'année précédente, à 1,3 milliard d'euros, en dépit de volumes vendus en baisse de 2,7 %, indique le groupe familial.
L'intégration de Ronsard, spécialisé dans l'abattage et la transformation de volailles et numéro quatre du marché français, et de Capestone, entreprise du Pays de Galles spécialisée dans les volailles de plein air et bio, « a permis de limiter le recul des volumes malgré l'impact de l'épidémie d'influenza aviaire sur le début de l'exercice », explique le groupe. La France a en effet été confrontée à une épizootie de grippe aviaire d'une ampleur totalement inédite en 2021-22 avec 16 millions de volailles abattues depuis novembre.
Le pôle volaille voit ainsi ses volumes commercialisés se replier de 1,2 %, tandis que son chiffre d'affaires progresse de 10,7 % en valeur. « Cette croissance intègre les revalorisations tarifaires obtenues pour faire face à la hausse sans précédent des matières premières », l'alimentation représentant 60 % du coût de production d'un poulet, et « des autres charges (énergie, transport, emballages...) », explique le groupe, précisant que les discussions avec ses clients « se poursuivent pour obtenir les dernières revalorisations tarifaires ».
L'évolution de l'activité « s'explique également par l'orientation favorable de la consommation hors domicile (restaurants, restauration scolaire et collective) ». Le pôle international est lui aussi en progression grâce aux « revalorisations tarifaires obtenues », au « développement de produits élaborés et des conserves », et du fait de l'intégration depuis octobre 2021 de la société galloise Capestone, avec des produits haut de gamme.
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