Un éleveur laitier est heureux avec l'équivalent d'un Smic et demi par mois, net de MSA. Ce ne sont pas les producteurs qui le disent mais l'Institut de l'élevage et ses homologues européens pour intégrer la rémunération de leur travail dans les coûts de production. « Un Smic et demi, c'est le revenu salarié médian français », précise l'institut. Sans doute une erreur de casting. Les éleveurs laitiers ne sont pas des salariés mais des chefs d'entreprise. Ils investissent. Ils prennent des risques. Ils s'adaptent à la politique européenne. Une activité bien éloignée des tâches d'un ouvrier qualifié. Au-delà du regard que l'on porte sur leur travail, est en jeu le partage de la valeur ajoutée de la filière.
Fixer le curseur à ce niveau ouvre une voie royale aux transformateurs, toujours enclins à rogner sur le prix du lait. D'ailleurs, un transformateur de l'Ouest ne s'y est pas trompé. « De quoi se plaignent les éleveurs avec une telle rémunération. Et c'est sans compter leurs avantages en nature : faible loyer, électricité privée payée par l'exploitation, etc. »
Une vie de rêve, quoi !
CLAIRE HUE
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Neige : 12 millions de litres jetés à la fosse
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs