Parce que la FNPL ne croit pas qu'il existe une recette miracle pour faire face à la crise, mais qu'un ensemble d'actions peut aider à mieux traverser cette période difficile, le syndicat lance un nouveau logo : Éleveurs laitiers de France. Apposé sur les produits laitiers, il garantira un produit issu d'une collecte et d'un conditionnement de lait de fermes françaises. Elle offrira la possibilité aux consommateurs de réaliser un acte d'achat militant. L'objectif est de contrer les importations de lait d'autres pays européens. Pour éviter toute remise en cause par la législation européenne, le logo restera la propriété privée de la FNPL qui le mettra à la disposition des entreprises privées.
Dans un premier temps, il figurera sur les packs de lait de consommation avant de s'étendre à d'autres produits. Le segment des premiers prix est très sensible aux importations. Le syndicat cherche à initier des partenariats avec des transformateurs et la distribution. « Nous avons l'accord de principe de 98% des entreprises laitières qui commercialisent du lait UHT premier prix » annonce Henri Brichart, président de la FNPL. Orlait, dont Sodiaal est l'actionnaire majoritaire, a décidé de faire partie de l'opération. L'entreprise va profiter de cette initiative pour créer sa propre marque « J'aime le lait d'ici » pour donner une âme au lait UHT premier prix qui souffre d'un déficit d'image.
NICOLAS LOUIS
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
Le bale grazing à l’essai
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Neige : 12 millions de litres jetés à la fosse
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Trois hivers de mobilisation : une ère d'incertitudes pour les agriculteurs
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs