Dans le feuilleton qui anime le débat sur le financement de l'équarrissage, l'État a finalement dû trancher. La filière ne s'étant jamais entendue sur la mise en place d'une CVO abatteurs, le ministère de l'Agriculture a décidé d'augmenter le montant de la taxe d'abattage pour faire face à la privatisation du SPE (Service public de l'équarrissage) depuis le 18 juillet dernier. Le montant de la taxe passe de 58 €/t abattue à 67 €/t pour les bovins de plus de 24 mois, et de 13 à 15 €/t pour ceux de moins de 24 mois. Rappelons que cette taxe est acquittée par les entreprises d'abattages qui ensuite la transmettent à la distribution qui, elle-même, la répercute au consommateur. Apparemment, cette taxe est provisoire et la mise en place d'une CVO abatteurs n'est pas abandonnée. Mais les bouchers semblent toujours s'y opposer. Quant au Sniv, il ne se dit pas contre, à condition qu'un certain nombre de points soient éclaircis. Notamment, qu'il soit explicité dans un texte que les abatteurs peuvent répercuter l'intégralité de cette taxe à la distribution.
Dans ce dossier épineux, la dette que doivent les éleveurs aux sociétés d'équarrissage n'est pas totalement solutionnée. Si l'État s'est engagé à régler celle qui coure jusqu'au 31 décembre 2008, reste à savoir qui soldera celle du premier semestre 2009 ? Enfin, l'appel d'offres aux sociétés d'équarrissage s'est conclu par une baisse des tarifs de 2 % en moyenne.
NICOLAS LOUIS
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