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CoproduitsQuel intérêt des drêches dans la ration des vaches laitières ?

Une opportunité pour les éleveurs situés à proximité des usines. Avec un prix remis à la tonne de MAT intéressant, elles permettent aux éleveurs de réduire leur coût alimentaire.

Issues de la transformation du blé, de l'orge ou du maïs, les drêches sont un coproduit riche en protéines permettant de remplacer une partie des tourteaux.

Appétence, richesse en MAT, baisse du coût alimentaire, et utilisation d'une ressource locale : voilà ce que retiennent les membres du projet franco-belge Protecow sur l'utilisation des drêches dans la ration des vaches laitières. À titre de comparaison, voici un exemple de valeurs alimentaires :

T. soja 48Drêches de distillerie de maïsDrêches d'éthanol de bléDrêches de brasserie d'orge
MS (%)88889190
MAT (%)50273226
CB (%)78818
UFL (/kg MS)1,211,101,101,12
PDIE (g/kg MS)261192129175
MG (%)2068
Amidon1224

Côté prix, remis à la tonne de MAT, il s'avère plus intéressant du côté des drêches. Mais le gain économique reste variable en fonction du contexte économique.

Prix 2017Drêche d'orgeDrêche de bléTourteau de colzaTourteau de soja
Prix (€/t)6089235345
Prix (€/t MAT)295325886987

En ce qui concerne la mise en œuvre, le stockage des drêches demande quand même un peu de travail (surtout si elles sont humides), avec un silo dédié et une durée de stockage à respecter (plus la MS est élevée, plus le temps de stockage doit être court).

Dans la ration, il est conseillé de ne pas dépasser 20 à 25 % de drêches de distillerie et/ou de brasserie, au risque de voir apparaitre une baisse d'ingestion et des troubles métaboliques. Les experts recommandent alors de considérer qu'1 kg brut de tourteau de soja équivaut à 4 à 5 kg de drêches brut pour la forme humide et 1,5 à 2 kg brut pour la forme déshydratée.

Rédactrice en chef de Web-agri

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