Le syndicat s'est félicité du texte qui permettra un fonctionnement « durable » de ces structures sur tout le territoire « comme c'est déjà le cas en Allemagne ou en Suède ». La parution de ce décret constitue une « étape-clé » pour la relocalisation des filières et « la réduction », « voire la suppression du transport de nos animaux », a souligné la Confédération paysanne. Plus d'une vingtaine de groupes paysans sont actuellement en train de préparer la mise sur pied de formes novatrices d'abattage autour de trois pistes différentes : soit des « camions réalisant toutes les étapes d'abattage sur une ferme, ou un lieu de rassemblement », soit un « caisson mobile pour la mise à mort des animaux en ferme », avec ensuite « le transport des carcasses en peau vers un abattoir de proximité » pour la découpe, ou encore « la reprise et la création d'abattoirs fixes par les acteurs des filières locales ».
Le décret est rattaché à la loi alimentation (Egalim) votée le 30 octobre dernier pour restaurer l'équilibre commercial dans le secteur agricole et alimentaire. La mesure fera l'objet d'une évaluation, de sa viabilité économique d'une part, et de son impact sur le bien-être animal, d'autre part. Les résultats seront transmis au Parlement au plus tard six mois avant son terme, précise le texte de la loi alimentation (Egalim). Pour obtenir un agrément, les candidats à la création d'abattoirs mobiles devront remplir un dossier dont la « composition est fixée par arrêté du ministre de l'agriculture » comportant « un engagement de signer un protocole permettant des inspections sanitaires et des contrôles et de communiquer les informations nécessaires à l'évaluation de l'expérimentation au bout de quatre ans », indique le décret.
Avec la hausse des prix de la viande, les distributeurs boudent le label rouge
Moins de lait et plus de viande : Emmanuel Pouleur prépare sa « seconde partie de carrière »
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Verdun, un taureau d’exception fait monter les enchères à 30 800 € à Lanaud
Un prix du lait à 560 €/1000 kg en 2035 d’après les projections de Bruxelles
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Annie Genevard annonce 300 M€ supplémentaires face à la crise agricole
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs