Une enquête vidéo de l'ONG Animal Welfare Foundation (AWF) diffusée mardi montre les conditions difficiles de transport pour ces agneaux souvent très jeunes et non sevrés, massivement entassés dans des camions sur de très longues distances allant jusqu'à plus de 2 000 kilomètres. Du fait de l'épidémie de Covid-19, la Commission européenne a pris des mesures visant à faciliter la circulation des biens et des animaux et « a ainsi assoupli de manière drastique les procédures de contrôle, par simplification des formalités, mise en place de voies rapides pour les transports d'animaux, réduction des contrôles vétérinaires et administratifs » explique l'ONG dans un communiqué selon lequel ces mesures « ouvrent la voie à de nombreuses dérives en cette période de crise ». L'ONG vise surtout les transferts d'animaux vivants entre la Hongrie, la Roumanie et l'Italie.
« La France prend part à ce commerce puisqu'elle est la troisième productrice européenne de viande ovine et exporte chaque année près de 375 000 agneaux dont 50 000 en Italie. Dans le même temps, elle en importe 241 000, notamment au moment des fêtes de Pâques » ajoute l'ONG. Pour la France, l'interprofession de la viande Interbev a répondu mardi soir que la France n'importait pas d'agneaux non sevrés et que la viande d'agneaux consommée à Pâques en France n'était pas issue d'animaux non sevrés.
Par ailleurs, la filière agneaux « avance actuellement sur des outils collectifs pour continuer à améliorer la protection animale en élevage et durant le transport des animaux » affirme Interbev dans un communiqué transmis à l'AFP.
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