« Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est déjà loin derrière nous. J’aimerais pourtant que l’on s’intéresse au monde agricole et à ses femmes qui ont leur importance, bien qu’elles aient été longtemps oubliées !
D’après le dernier recensement de la MSA (chiffres de 2016 parus en mars 2018), 508 000 femmes sont actives en agriculture (exploitations et entreprises agricoles confondues) : 73 % sont salariées, 22 % cheffes d’exploitation et 5 % collaboratrices. Plus d’un quart des fermes seraient tenues par des femmes seules ou associées. Et pourtant, combien avant elles sont restées dans l’ombre ? Pour rappel, les conjointes ont pu bénéficier du statut de coexploitante en 1980 seulement.
Je suis sûre que vous, lecteurs et lectrices, connaissez au moins une de ces femmes ayant toujours travaillé dans l’exploitation de leur mari, sans aucune reconnaissance socio-professionnelle et sans retraite ensuite. Aujourd’hui, cette inégalité semble pourtant persister : toujours d’après les statistiques de la MSA, le revenu des agricultrices serait inférieur de 30 % à celui de leurs confrères masculins, signe que le chemin à parcourir est encore long…
Outre les exploitantes, les femmes sont de plus en plus nombreuses dans le secteur para-agricole, aux postes de commerciales, conseillères, techniciennes, vétérinaires, journalistes… Nous trouvons vraisemblablement toutes notre place. Il ne faut pas oublier non plus les femmes d’agriculteurs qui ne sont pas issues du milieu. C’est d’ailleurs peut-être à elles que nous devrions tirer notre chapeau. Elles, qui ne s’imaginaient sans doute pas vivre sur une ferme, voire qui portaient un regard bucolique sur ce mode de vie, et qui se retrouvent un jour à devoir chausser les bottes pour donner un coup de main. Certaines décident même de s’installer par la suite avec leur mari.
Quant à celles qui reprennent une exploitation, seules, sans être nées dedans, ne sont-elles pas particulièrement méritantes ? En 2018, il me semble plus qu’essentiel que les hommes et les femmes occupant les mêmes fonctions soient pareillement reconnus et présents à tous les niveaux de décision car nous avons tous un objectif commun : faire progresser l’agriculture française. Et ça passe aussi par-là ! »
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