L'éradication de la BVD en France se traduit par une lutte collective. Cela passe par le dépistage des veaux à la naissance, d'ores et déjà obligatoire dans certaines zones de l'hexagone, qui se fait lors de la pose des boucles d'identification.
Le programme d'éradication de la BVD est en marche dans l'hexagone. Après le Grand Est, la région des Hauts-de-France a, depuis le 1er juillet, l'obligation d'effectuer ce dépistage et un arrêté ministériel devrait voir le jour d'ici la fin de l'année. Le plan national d'éradication s'imposera alors à tous les élevages bovins laitiers et allaitants.
Poser une boucle de dépistage BVD
Si les éleveurs ont le droit d'épuiser leur stock de boucles classiques, ils devront ensuite commander des boucles de dépistage et se verront alors attribuer un kit complet contenant la pince de prélèvement, les boucles et des enveloppes pour renvoyer les échantillons. Cela engendre un coût supplémentaire pour l'éleveur, qui varie d'un département à l'autre (plus ou moins 4 €/veau).
Pour poser ces nouvelles boucles, le protocole est simple : l'une d'entre elles sert de préleveuse. Il faut alors utiliser la pince adaptée pour la poser et récupérer l'échantillon de cartilage. La deuxième boucle reste classique et est à poser avec la pince habituellement utilisée. L'échantillon prélevé est à envoyer au laboratoire dans les 48h.
[Vidéo] Poser des boucles BVD :
Cliquez sur la vidéo pour découvrir comment poser les boucles BVD
Une contamination de la BVD par contact
La BVD (diarrhée virale bovine) est un virus qui se transmet d'un bovin IPI (infectés permanents immunotolérants) à un bovin sain par contact direct. Cela peut survenir en introduisant un animal infecté dans le troupeau (il est coutume de dire que « la BVD est une maladie qui s'achète »), au pâturage lorsque deux troupeaux différents sont en contact, ou encore en participant à différentes manifestations comme les concours.
Cette maladie des muqueuses impact fortement la santé générale du troupeau en causant des problèmes reproducteurs, des pathologies néonatales et des chutes de production. Selon des études menées par l'école vétérinaire de Nantes, les pertes économiques en élevages infectés se situeraient dans une fourchette de 46 à 83 €/bovin/an.
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