En ouverture de l'examen du budget 2016 du département, le président du Conseil départemental a souligné que face à ce « coup dur », il fallait « relever le gant» pour le secteur canard gras qui est « notre pétrole à nous ». « En matière de biosécurité nous serons à l'avant-garde » avec « une labellisation plus exigeante que ce qui est demandé par les pouvoirs publics », a-t-il dit.
Pour ce faire, le département s'engage à travailler avec le concours des professionnels de la filière à « un protocole de biosécurité, un cahier des charges » qui offrirait « une garantie supplémentaire labellisée Landes », a précisé Henri Emmanuelli à des journalistes. Selon lui, pour conserver un produit de référence et de qualité, « il faut avoir le courage de soutenir des mesures de biosécurité qui ne suscitent pas forcément l'engouement de ceux à qui elles s'imposent ». « C'est comme ça qu'on y arrivera » et que « peut-être on pourra viser le tiers » de la production nationale à l'avenir, a-t-il ajouté, souhaitant « se donner comme objectif de monter en niveau, en qualité et en quantité » pour éviter « la régression ».
Avec 11 millions de palmipèdes en élevage, dont 8 millions en gavage, les Landes sont le premier département producteur national.
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