La nouvelle « zone de restriction » englobe toute la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), les départements voisins du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que 30 communes du Lot et une commune de Charente, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel.
Dans ce périmètre, des « mesures de biosécurité » doivent dorénavant être appliquées pour l'élevage, le transport et l'abattage des volailles. Les véhicules utilisés pour les déplacements d'oiseaux ou « de toute autre matière ou substance susceptible d'être contaminée » doivent être « nettoyés et désinfectés », au même titre que les élevages, où une période de « vide sanitaire » doit en outre être respectée entre deux cheptels. Les animaux vivants et les œufs à couver ne pourront pas sortir de la « zone de restriction », sauf dérogation du préfet dans certains cas. Les « rassemblements d'oiseaux » vivants comme les foires et marchés, ainsi que les lâchers de gibiers à plumes sont soumis à autorisation préfectorale. La vente de volailles non plumées provenant de la « zone de restriction » est interdite, tandis qu'un « traitement assainissant » est obligatoire pour les sous-produits destinés à l'alimentation animale (abats, carcasses...).
Les détails pratiques de ces mesures seront précisés par une instruction du ministre de l'agriculture. Depuis la confirmation d'un cas de grippe aviaire en Dordogne fin novembre, le premier en France depuis 2007, 30 foyers ont été découverts dans cinq départements du sud-ouest. L'agence de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses) a affirmé cette semaine que la principale souche identifiée du virus n'est pas transmissible à l'homme.
Le ministère a pour sa part régulièrement rappelé que la consommation de volailles et de foie gras ne présente aucun risque de contamination. Néanmoins, le gouvernement a interdit l'exportation d'oiseaux vivants et d'œufs à couver provenant de Dordogne et de 225 communes des Landes, tandis que 17 pays et territoires ont imposé des embargos, larges ou ciblés, sur les produits avicoles français.
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