La dénomination « suisse » est parfois accolée au tout-venant. Or, le vrai mélange suisse est celui dont la composition a été élaborée par les stations fédérales de ce pays. Ces organismes de recherche publics, financés par une taxe sur la vente des sacs de semences, sont au nombre de onze pour refléter la diversité des conditions pédo-climatiques de ce côté des Alpes. Ils évaluent toute variété proposée à l’inscription au catalogue suisse par un obtenteur. Non seulement en culture pure, mais aussi en mélange. C’est sur ce point de la complémentarité entre les variétés que la filière suisse a une longueur d’avance. Les mélanges contiennent deux à trois légumineuses et cinq à six graminées. La dose de semis recommandée est de 30 à 40 kg/ha, avec un apport de 30 unités d’azote après chaque fauche. Le coût des semences varie de 200 à 300 €/ha (200 € pour une association ray-grass anglais-trèfle blanc). En France, deux semenciers proposent ces produits, Schweizer et OH Semences. Sur les sacs, on doit retrouver le label ADCF.
Semences suisses. Un label de qualité certifié
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