Parcellaire. L’accessibilité des parcelles au pâturage est un luxe que toutes les exploitations ne peuvent pas s’offrir. Considérées comme contraignantes, des prairies distantes peuvent néanmoins être intéressantes à valoriser.
Quelle définition donner à l’expression « pâture éloignée » ? Pour certains, une parcelle distante de plus de 500 mètres des bâtiments d’élevage sera considérée comme éloignée. Pour d’autres, les animaux peuvent cheminer jusqu’à 2 km. Plus souvent, les pâtures éloignées, humides ou non, sont définies comme des surfaces distantes du siège d’exploitation, avec des obstacles à franchir ou des déplacements d’animaux en bétaillère et sur lesquelles les cultures annuelles ne sont pas rentables. Il n’est alors pas rare de constater que les prairies éloignées sont délaissées, qu’elles perdent en productivité et ne deviennent que des contraintes. Or, c’est en intensifiant leur utilisation qu’elles gagnent en productivité. Pour les valoriser, plusieurs stratégies peuvent être mises en place, et pas nécessairement au travers du pâturage. Souvent, ces pâtures sont valorisées par les génisses ou d’autres ateliers de ruminants.
Un rendement de 6 t de MS/ha
Elles sont conduites de manière extensive, avec moins de suivi que les pâtures dédiées aux laitières. Une bonne gestion de la pousse de l’herbe permettrait d’atteindre des rendements supérieurs à 6 t de MS/ha, et surtout d’obtenir des gains de croissance des génisses favorables à des vêlages à moins de 28 mois. Selon le type de prairies, il est possible d’utiliser ces surfaces pour réaliser de l’affouragement en vert (voir n° 273-274, p. 28). Cependant, on observe une perte de rentabilité de la pratique lorsque les parcelles sont distantes de plus de 5 kilomètres.
En système de montagne, le déploiement des installations de traite mobiles qui suivent les animaux aux pâtures redéfinit la notion de pâture éloignée. Bien que coûteux, cela peut aussi être fait en plaine, comme l’ont démontré les exploitations de Trévarez (Bretagne) et de l’université de Liège (Belgique) avec leurs robots de traite mobiles.
Enfin, il est possible d’outrepasser les contraintes de distance des parcelles en engageant des discussions sur les échanges parcellaires avec des agriculteurs voisins.
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