Le maire de Pelleautier, Christian Hubaud, a affirmé avoir retiré son arrêté pour ne « pas prendre le risque de payer des dommages et intérêts aux associations de protection de l'environnement ». Également conseiller départemental en charge de l'agriculture et des forêts, Christian Hubaud avait pris cet arrêté le 15 mai après l'attaque d'un troupeau dans un parc fermé et électrifié par un loup, une espèce protégée par la Convention de Berne.
« Nous sommes satisfaits que le maire de Pelleautier ait retrouvé la raison en abrogeant de lui même son arrêté controversé qui n'est en aucun cas une solution », a réagi Jean-François Darmstaedter, président de Ferus, association nationale de protection et de conservation de l'ours, du loup et du Lynx en France.
Les maires des villages des Orres et de Baratier, qui avaient pris des arrêtés similaires fin mai, sont eux aussi revenus sur leur décision.
« Je sais que mon arrêté était illégal mais j'ai pris mes responsabilités », a expliqué Jean Bernard, maire de Baratier. « Toutes les mesures prises pour défendre les troupeaux (...) ne servent à rien. Le loup progresse dans nos montagnes. Les éleveurs vivent un enfer. » Le maire des Orres, Pierre Vollaire, a lui affirmé avoir voulu « adresser des alertes au gouvernement » en prenant cet arrêté.
La préfecture des Hautes-Alpes avait jugé ces arrêtés illégaux car un maire ne dispose pas du pouvoir de police pour autoriser l'abattage d'une espèce protégée par une convention internationale. Le nombre de loups tués en France s'est élevé à 17 en un an, un chiffre en augmentation, et les conditions pour autoriser les tirs vont être assouplies, a indiqué la semaine dernière le ministère de l'Ecologie.
Dans un projet de nouvel arrêté, le gouvernement fixe à 36 le nombre de loups qui pourront être abattus cette année dans le cadre de la protection des troupeaux.
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