Les charges de mécanisation sont de plus en plus importantes, souvent pour répondre à une surcharge de travail. Faut-il déléguer le travail du sol ou investir dans du matériel ? À l’éleveur de choisir…
Les charges de mécanisation sont le deuxième poste de charges des exploitations laitières après les concentrés :
elles pèsent 70 € par 1 000 litres, mais avec des écarts importants pouvant aller jusqu’à plus de 30 € entre les exploitations.
Elles se décomposent comme suit :
23 € de matériel de cultures et traction ;
34 € de frais d’entretien et carburant ;
13 € en matériel d’élevage.
L’augmentation de la taille des exploitations et de la productivité par UTH n’a pu se faire que par le biais d’investissements importants en mécanisation ou en automatisation, mais pour quel résultat économique ?
Les puissances et les outils nécessaires pour gagner du temps entraînent souvent des coûts élevés de mécanisation par hectare, liés à un surdimensionnement du matériel.
Les Cuma de l’Ouest indiquent qu’un tracteur de 110 à 149 ch, utilisé moins de 400 heures, revient à 27,10 € par heure, au lieu de 12,80 € s’il est utilisé plus de 800 heures. Il est donc difficile d’amortir du matériel neuf de forte puissance sur des exploitations de taille moyenne. D’autres solutions doivent dès lors être envisagées.
L’agrandissement des exploitations laitières et l’augmentation des volumes produits vont obliger les éleveurs à s’interroger sur les solutions à mettre en œuvre : embauche d’un salarié, investissement dans le matériel ou, pourquoi pas, délégation du travail du sol à une entreprise ou à une Cuma. Le choix d’une stratégie de mécanisation ne doit pas se faire avec l’objectif unique de réduire ses prélèvements obligatoires.
Plus de souplesse
La délégation peut se justifier économiquement, à condition d’être cohérente. Il ne faut pas cumuler l’externalisation des cultures et le maintien du matériel en propriété. Il faut remettre en cause ses équipements.
Déléguer permet plus de souplesse et moins de stress lors des périodes critiques en évitant les pics d’activité. Le matériel neuf est plus performant, assurant ainsi une vitesse de réalisation des chantiers plus rapide.
| C oût total d’un tracteur de 110 à 149 ch | ||
| Volume d’heures annuelles (source : Cuma Ouest) | Amortissements, frais financiers | |
| dont entretien | ||
| < à 400 h | 27,10 € | 6,70 € |
| 400-599 h | 19,90 € | 4,40 € |
| 600-799 h | 17,10 € | 2,90 € |
| > à 800 h | 12,80 € | 2,20 € |
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026