Les usages des agriculteurs autour du glyphosate concernent à 80 % la gestion de l’interculture (source : enquête Arvalis 2017). Si l’on intègre les destructions de prairies, dans les systèmes laitiers, cette proportion est plus élevée. La molécule se retrouve dans les eaux de surface lors de transferts par ruissellement.
Des éleveurs en conventionnel ont déjà diminué, voire arrêté, le glyphosate. Dans certaines régions, comme en Bretagne, il est interdit au printemps entre la destruction de la Cipan (culture intermédiaire piège à nitrates) et le semis du maïs : une partie du chemin vers l’arrêt de son utilisation est donc déjà parcouru. Deux types d’application restent néanmoins fréquents pour leur avantage technique et économique : la destruction des prairies pluriannuelles, et celle des cultures dérobées pâturées ou exploitées avant la mise en culture du maïs.
La destruction des prairies par voie mécanique est une intervention exigeante en énergie et en temps ; l’intervention chimique avant la reprise des terres est donc intéressante, et permet dans des systèmes intensifs une valorisation supplémentaire avant la mise en culture. Le labour en direct, même sur un couvert dégarni, n’apparaît pas comme une alternative satisfaisante. Concernant la destruction des dérobées, le diagnostic est plus nuancé : ainsi après une graminée récoltée ou pâturée ras, le travail du labour ou a minima de l’incorporation des déjections suffira le plus souvent à la gestion du précédent.
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