DEPUIS TRENTE ANS, LES SURFACES EN HERBE RÉ-GRESSENT. La sécurité et la simplification fourragères qu'offre l'ensilage de maïs, le retournement des prairies en cultures, la gestion de l'herbe pâturée considérée comme difficile par les éleveurs ont été et restent des freins à leur maintien. Malgré leur intérêt économique, en particulier au pâturage, les prairies peinent à trouver leur place dans le système fourrager des exploitations laitières. Néanmoins, elles n'ont pas encore dit leur dernier mot.
Le rééquilibrage des aides Pac avec l'instauration d'une prime à l'herbe et la volonté des producteurs d'abaisser leurs coûts de production ouvrent des opportunités de relancer leur valorisation. Des solutions technico-économiques innovantes, encore peu répandues, peuvent contribuer à leur réhabilitation. Afin de conserver un système fourrager productif, des éleveurs du grand Ouest développent le séchage du foin en grange. Bien connu des régions de montagne, il repose sur des prairies temporaires implantées en mélanges multi espèces. D'autres ont repris le système de pâturage néozélandais, calé au plus près sur la pousse de l'herbe. Sans être complètement transposable en France, ce modèle donne des idées pour produire du lait à pas cher.
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