D’abord collectionneur d’étiquettes de fromages, Marcel Gousseau a élargi sa passion à d’autres objets en lien avec l’histoire des laiteries de sa région.
«Je suis tyrosémiophile, mais ce n’est pas biengrave », plaisante Marcel Gousseau. L’adjectif désigne en effet les collectionneurs qui accumulent les vignettes de camembert, rocamadour, La Vache qui rit, coulommiers, et autres… Depuis plus de quarante ans, il en a amassé plus de 55 000, classées par thème et par année. Une passion née en 1969, quand il intègre l’école de l’industrie laitière, à Surgères (Charente-Maritime). « J’étais fils d’éleveurs en Vendée. Mon père fut vice-président de la laiterie du Mazeau. Mes premières étiquettes de camembert venaient de camarades originaires de Normandie. Durant ma carrière, j’ai travaillé dans des usines de poudre de lait, d’abord près de chez moi, puis dans la Mayenne où je vis maintenant. Je n’ai jamais fabriqué de fromages, mais cela ne m’a pas empêché de continuer ma collection. Certaines étiquettes s’inspirent de leur époque comme des éditions spécifiques de boîtes de La Vache qui rit représentant le général de Gaulle. Autrefois, les décors étaient imagés avec des fleurs, des paysages, des personnages, des monuments, traduisant déjà une grande variété dans les origines géographiques, les terroirs et les produits. On trouve encore cette diversité, mais les codes-barres et les indications diverses occupent beaucoup de place et cassent un peu l’esthétique. »
Expositions ouvertes au public
Sa passion, Marcel la partage avec des collectionneurs avertis lors de bourses d’échange. Il s’est diversifié davantage depuis sa retraite, en récupérant des objets, toujours en rapport avec le lait : emballages de beurre, boîtes de fromages, bouteilles, publicités, pots à lait, barattes… « Je mets tout cela en valeur dans la maison familiale en Vendée. Cela occupe trois pièces et j’en suis rendu à fixer des boîtes de fromages au plafond. L’été ou lors des Journées du patrimoine, j’accueille le public. Cela attire du monde, et des gens m’amènent des objets qu’ils ne voulaient pas jeter. » Marcel s’adonne à une autre passion : retracer l’histoire des laiteries de Vendée et de Charente-Maritime. Il a reconstitué une carte où elles figurent avec photos et commentaires détaillés sur leurs activités. « Beaucoup sont aujourd’hui fermées. Mais par l’Amicale des anciens élèves de l’école de Surgères, j’arrive à retrouver des gens qui ont travaillé sur place. J’ai participé à la rédaction d’articles pour des sites spécialisés ou pour des municipalités souhaitant mettre en valeur un ancien bâtiment. Cela fait partie de notre patrimoine à tous, il ne faut pas qu’il tombe dans l’oubli. »


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