Avant de modifier son cahier des charges, l’AOP mont d’or va conduire une réflexion stratégique. Au cœur du débat, il y aura la question récurrente du « comment s’adapter à des exigences sanitaires croissantes ? » sans perdre ce qui a contribué au succès de cette AOP : la fabrication au lait cru (de 650 t vendues en 1990, on est passé à 5 088 t en 2015). Depuis des années, il y a, au sein de son syndicat, ceux qui voudraient thermiser et ceux qui s’y refusent. Si les tenants du lait cru gagnaient encore, l’une des idées serait de convaincre l’Inao que soient inscrites les bonnes pratiques d’élevage dans le cahier des charges. Car, certes, l’obligation de déclarer tout avortement ou un délai minimal après épandage des effluents pour pâturer n’a pas de lien au terroir. Mais elle permettrait de mieux maîtriser les contaminations ponctuelles de salmonelles Dublin, qui empoisonnent la filière… Et de rester en lait cru en lien, lui, au terroir.
Un débat stratégique à trancher autour de la fabrication au lait cru
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