« Seul un arrêt total, prolongé et indemnisé des mises en place et des transports de volailles dans les zones les plus sensibles permettra de stopper l'épidémie au plus vite », estiment les syndicats dans un communiqué. Ils citent en particulier « les zones d'élevage les plus denses de l'ouest de la France », où le virus se répand rapidement.
Cet arrêt permettrait de réduire le nombre de poulets, dindes et canards présents au même moment sur un territoire. Les animaux arrivant en bout de cycle pourraient partir à l'abattoir, mais ne seraient pas remplacés.
« La plupart des sites touchés actuellement sont des élevages claustrés de très grande taille, ce qui laisse peu de doutes quant au responsable de cette énième crise : le secteur de la volaille industrielle, qui continue de dicter ses exigences à des pouvoirs publics en passe de perdre le contrôle », affirment les syndicats.
Depuis le 1er août, 91 élevages français ont été affectés par la grippe aviaire, dont 26 en Vendée, 11 en Deux-Sèvres et 9 dans le Maine-et-Loire, selon un bilan du ministère de l'Agriculture arrêté au 30 novembre.
Respectivement troisième et quatrième syndicats représentatifs de l'agriculture française, la Confédération paysanne et le Modef s'opposent à l'obligation d'enfermer les volailles de plein air et aux abattages préventifs d'animaux sains.
Ils dénoncent aussi la contrainte faite aux éleveurs de participer à la mise à mort des animaux malades quand les services vétérinaires sont débordés. Cela a pu se produire au plus fort de la crise 2021-2022 marquée par une flambée inédite des cas et l'abattage de plus de 20 millions de volailles.
« L'État doit reprendre la main sur la gestion de cette crise et enfin faire primer l'intérêt général sur les intérêts économiques. Il en va de la survie de tous les élevages de volailles en France », selon les organisations. Avant même la reprise de l'épizootie pendant l'été, l'État prévoyait de débourser plus d'un milliard d'euros pour indemniser les pertes des professionnels.
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